Mémoire prébudgétaire 2026-2027

Mémoire –PRÉBUDGÉTAIRE 2026-2027 Mémoire du Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue présenté à M. Éric Girard, ministre des Finances dans le cadre des consultations prébudgétaires 2026-2027. Télécharger

Lettre d’endossement mémoire – projet de loi n°7

Lettre d’endossement du mémoire conjoint de l’AQRIPH, du RODCD et du RQ-ACA – projet de loi numéro 7 Lettre d’endossement réalisée par le ROCQTR concernant le mémoire conjoint de l’Alliance québécoise des regroupements régionaux pour l’intégration des personnes handicapées (AQRIPH), du Regroupement des organismes en défense collective des droits (RODCD) et du  Réseau québécois de l’action communautaire autonome (RQ-ACA). Télécharger

Mémoire – Projet de loi n°1

Mémoire –projet de loi numéro 1 Mémoire du ROCQTR demandant le retrait complet du projet de loi no1, Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec Présenté à la Commission des institutions. Télécharger

Semaine du travail de rue 5e édition – 2025

Semaine du travail de rue 5e édition – 2025 Au Québec, du 5 au 11 mai 2025. #OnEstLà2025 Découvrez la campagne 2025 Pour une 5e année consécutive, l’association des travailleuses et travailleurs de rue du Québec (ATTRueQ) se joint à au Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue (ROCQTR) pour tenir, du 5 au 11 mai 2025, la Semaine du travail de rue.    Partout au Québec, les travailleur·euse·s de rue tissent des liens essentiels Pour cette 5e édition de la Semaine du travail de rue, nous vous présentons une vidéo percutante et authentique, tournée directement sur le terrain avec nos membres. Cette capsule met en lumière la diversité des réalités rencontrées par les travailleuses et travailleurs de rue, toujours avec une approche profondément humaine. Cette année, nous avons souhaité souligner la richesse des liens significatifs qui unissent les travailleuses et travailleurs de rue aux personnes qu’ils et elles accompagnent, partout à travers le Québec. Bonne écoute et belle découverte ! #OnEstLà2025 https://youtu.be/FFLTsXytnlE

Lettre ouverte : Pour un financement cohérent et une reconnaissance de la réduction des méfaits

Lettre ouverte Pour un financement cohérent et une reconnaissance de la réduction des méfaits à la suite de la motion du 4 décembre 2024 contre le P.I.a.M.P.​ La lettre en PDF   Monsieur le Premier ministre,Mesdames et Messieurs les parlementaires,   Le Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue (ROCQTR), souhaite réagir au nom de nos membres, en solidarité avec celles et ceux qui œuvrent auprès des populations les plus vulnérables, marginalisées ou à risque de l’être. Nous souhaitons exprimer notre vive réaction, notre profonde inquiétude et dénoncer la récente motion demandant au gouvernement de « cesser tout financement public » à certains organismes communautaires, visant particulièrement le Programme d’intervention auprès des mineur·e·s prostitué·e·s (P.I.a.M.P.). Nous souhaitons également mentionner notre soutien à cet organisme essentiel.   Cette décision illustre une incohérence systémique préoccupante. En agissant ainsi, vous ignorez vos propres structures administratives et les principes fondamentaux qui régissent la séparation entre la gouvernance et l’administration de l’État. Le P.I.a.M.P., comme tant d’autres initiatives de terrain, dont celles portées par nos membres, est conçu pour protéger les individus et réduire les méfaits, et non pour aggraver la vulnérabilité de celles et ceux qui en bénéficient ou pourraient en bénéficier.   La décision concernant le Programme de soutien aux organismes communautaires (PSOC) soulève aussi de vives préoccupations au sujet de la pérennité du financement pour mener à bien ces missions essentielles. La difficulté déjà présente à maintenir un financement cohérent et durable, maintenant combinée à cette possibilité de coupures sans préavis, précarise gravement les organismes dans leur capacité à mener à bien leur mission dans un cadre sécuritaire et efficace.   Les approches en réduction des méfaits sont multiples. Elles sont au cœur de la pratique du travail de rue, reconnue depuis plus de 40 ans.  Cette décision démontre une incompréhension manifeste de la réduction des méfaits, qui vise à reconnaître la dignité des individus, peu importe leur situation, et à minimiser les conséquences négatives associées à leurs réalités quant à plusieurs enjeux sociaux. Cette approche humaniste ne cherche pas à juger ou à contraindre, mais bien à créer des liens de confiance, à offrir des outils et des ressources pour protéger les personnes, et ultimement, à améliorer leurs conditions de vie. En remettant en question des services comme ceux du P.I.a.M.P., vous mettez en péril l’essence même de cette philosophie,dont l’efficacité a été maintes fois évaluée et reconnue.   Le rôle des organismes n’est pas de porter un jugement sur les actions ou les choix des personnes, mais bien de leur offrir un soutien à leur rythme et respectueux de leurs choix, dans un cadre sécuritaire. Or, en soumettant ces organismes à des jugements moraux ou des restrictions directement à l’Assemblée nationale, vous compromettez de front leur capacité d’agir ainsi que leur autonomie et démontrez une forte méconnaissance de la réalité du terrain.   Nous rappelons que ces décisions vont à l’encontre de vos propres structures et engagements. Ce manque de cohérence fragilise non seulement les bénéficiaires des services, mais également le dernier maillon du filet social, que représentent entre autres les Organismes communautaires en Travail de Rue (OCTR).   Les travailleuses et travailleurs de rue, ainsi que les organismes qui les soutiennent, agissent quotidiennement avec une approche douce, dans une réalité heurtante, utilisant la réduction des méfaits pour répondre aux besoins criants des communautés. Affaiblir ces initiatives, c’est fragiliser les personnes les plus vulnérables et nier leur droit à la dignité et à la sécurité.   Nous vous exhortons à revoir cette décision et à réaffirmer votre engagement envers les organismes communautaires, les principes de réduction des méfaits et le respect des structures administratives qui garantissent une réponse efficace et humaine aux besoins des populations marginalisées ou à risque de l’être.   Pour finir, nous réaffirmons notre soutien inconditionnel au P.I.a.M.P., qui ne fait PAS la promotion de l’exploitation sexuelle, mais qui tente plutôt d’en limiter les risques et les conséquences auprès des jeunes et moins jeunes. Nous signons leur lettre ouverte, et soutenons la lettre ouverte de la TRPOCB.   Respectueusement,Le Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue (ROCQTR)  

Et si c’était toi qui devais passer la nuit au grand froid ?

Lettre ouverte Et si c’était toi qui devais passer la nuit au grand froid ? Audréanne Smith, Table des organismes communautaires montréalais de lutte contre le Sida (TOMS). Catherine Marcoux, Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM). La lettre est co-signée par une quinzaine de chercheur·euses et d’organisations communautaires.

Création d’un comité vigilance

Nouvelle Création d’un comité vigilance D’une démarche conjointe, le Regroupement des Organismes Communautaires Québécois pour le Travail de Rue (ROCQTR) et l’Association des Travailleurs et Travailleuses de rue du Québec (ATTRueQ) ont décidé de mettre sur pied un Comité Vigilance, afin d’assurer une vigie sur la pratique du travail de rue.   Félicitations aux membres du comité : Claude Théorêt, Maureen Riopel, Patricia Caron, Michael Arsenault, Jacynthe Theriault Nous savons qu’en travail de rue, de par les lieux occupés et les modes d’action déployés, que l’éthique est placée au centre de son actualisation et qu’elle est ainsi une de ses pierres angulaires.  L’adhésion au Guide de Réflexion Éthique de l’AttrueQ par les membres de nos deux organisations en témoigne. Ce sont les raisons pour lesquelles les travaux du Comité Vigilance sont en lien étroit avec celui-ci et lui servent de point de repère additionnel dans ses démarches.  Le comité vigilance aura pour mandat de soutenir les membres sur toutes les questions touchant l’éthique. Le comité est en soi un mécanisme de recommandation, d’apport neutre, de médiation, de référence et d’information servant aux instances en travail de rue, au public et aux partenaires associés. Il ne tiendra en aucun cas un rôle décisionnel, mais il émettra des recommandations. C’est un comité qui travaillera de façon indépendante et autonome de toutes les structures de l’association et du regroupement puisque toutes les demandes seront traitées de façon confidentielle et respectueuse des parties concernées.  Le comité contribuera à soutenir le développement d’une saine pratique en travail de rue/milieu et de son application dans les diverses communautés. Il tente de préserver ses valeurs et son éthique et avoir un regard avisé, critique et neutre à l’égard de la pratique du travail de rue au Québec.  Vous avez une question ?  Contacter le comité

Le ROCQTR présente son Rapport annuel 2021-2022

Nouvelle le ROCQTR présente son Rapport annuel 2021-2022 C’est avec fierté que le Regroupement des Organismes Communautaires Québécois pour le travail de rue (ROCQTR) présente son Rapport annuel 2021-2022. Ce rapport témoigne de l’apport unique de notre pratique et confirme qu’elle promeut au quotidien des valeurs de bienveillance, d’intégrité et de professionnalisme.  Année d’exception en raison de la tenue de la Rencontre internationale du travail de rue à Québec, qui a réuni plus de 350 administrateur.trice.s et travailleur. euse.s de rue autour de la pratique, le regroupement a su dépasser ses limites tout en brillant de mille feux sur la scène internationale.  Le ROCQTR ne saurait mener à bien l’ensemble des projets réalisés sans la fidèle collaboration de ses membres et partenaires.  Nous vous invitons maintenant à découvrir, en parcourant ce rapport, l’important travail réalisé par le regroupement durant la dernière année, et nous vous souhaitons une excellente lecture. Télécharger

Le ROCQTR rayonne à l’international

Nouvelle Le ROCQTR rayonne à l’international Dans le cadre d’une rencontre du travail de rue au Guatemala, Francis Lacharité, délégué du ROCQTR à l’international, a pris part à un panel d’échange sur les pratiques auquel assistaient des étudiants et enseignants universitaires en travail social. Conjointement, les délégué.e.s internationaux ont signés un document officiel contenant des demandes et des recommandations pour la défense des droits des enfants en situation de rue au Guatemala. Ce document a été remis à des représentants du gouvernement ! «  C’est toujours un plaisir de faire la rencontre de collègues. En espérant que ces moments d’échanges se poursuivront pour maintenir les espaces de dialogue pour le développement et la promotion de cette pratique qui nous anime! » Francis Lacharité

Quels lendemains pour la reconnaissance du travail de rue?

Lettre ouverte Quels lendemains pour la reconnaissance du travail de rue? Annie Fontaine et Fanny Gonzalez Gozalbes La première est professeure agrégée et directrice des programmes de deuxième cycle en travail social à l’École de travail social et de criminologie de l’Université Laval ; la seconde est responsable de la communication et du développement au Regroupement des organismes communautaires québécois pour le travail de rue (ROCQTR) et à l’Association des travailleurs et travailleuses de rue du Québec (ATTRueQ) Texte publié dans Le Devoir le 17 mai 2022 Si le métier de travailleuse ou de travailleur de rue a longtemps représenté un mystère aux yeux de la population, le contexte de la crise sanitaire des deux dernières années aura jeté un nouvel éclairage sur cette pratique cruciale pour le filet social. En cette Semaine nationale du travail de rue, que peut-on dire de la contribution de ces praticiens sociaux qui travaillent jour après jour à ce que la société ne laisse personne de côté ? Une pratique d’intervention de l’ombre Alors que le travail de rue existe au Québec depuis les années 1970 et qu’il s’y déploie dans presque toutes les régions, tant rurales qu’urbaines, la reconnaissance du rôle essentiel de cette pratique est plus récente. À cet égard, les conséquences sociales de la crise pour les plus vulnérables auront forcé le gouvernement à reconnaître la nécessité de recourir à l’expertise de ces équipes de première ligne. Issus de divers parcours de formation, les intervenantes et intervenants de rue du Québec sont riches d’un large éventail d’expertises tout en partageant une compétence commune : celle d’aller vers les gens pour les aider à répondre à leurs besoins. Depuis ses origines, le travail de rue vise à se rapprocher des personnes qui vivent diverses formes de rupture sociale dans une ou plusieurs sphères de leur vie. Cette pratique se caractérise par le fait qu’elle se déploie directement dans les milieux de vie en prenant le temps d’établir un lien de confiance avec les personnes afin de les accompagner vers un mieux-être. En allant à la rencontre des personnes là où elles se trouvent, les praticiennes et praticiens du travail de rue développent une fine compréhension des réalités humaines. Forts de cette expertise, ces équipes sont en mesure d’agir sur plusieurs déterminants sociaux, que ce soit dans une logique de prévention des difficultés ou de rétablissement des liens sociaux effrités. Qu’il s’agisse d’écouter une personne au bout du rouleau, d’en aider une autre à déménager ou à rédiger un CV, de co-élaborer un plan d’action local pour la sécurité alimentaire, d’accompagner une personne au tribunal, de collaborer à l’accès à des soins de santé, de trouver un hébergement temporaire pour quelqu’un à la rue, de faire une médiation au sein d’un couple ou d’une famille ou encore d’offrir des seringues propres à un utilisateur de drogues injectables, les travailleuses et travailleurs de rue sont des maîtres de la polyvalence et de l’adaptabilité. Sur la première ligne pendant la pandémie Dans le contexte de la pandémie, l’intensification des problèmes sociaux a multiplié les situations de vulnérabilité chez la population et ainsi fait bondir les besoins d’accompagnement. En plus du fait que la propagation du virus a atteint de front les milieux de vie les plus défavorisés, nombreux sont celles et ceux qui se sont retrouvés dans des situations économiques difficiles, sans emploi et isolés. Les personnes en situation d’itinérance, qu’elles soient visibles ou cachées, ont particulièrement été éprouvées. Outre les obstacles que plusieurs rencontraient déjà, certaines mesures, comme la fermeture des espaces publics et l’imposition d’un couvre-feu, ont accentué leur vulnérabilité, voire mis en danger leur santé et leur sécurité. De surcroît, la pandémie a illustré les inégalités majeures en matière d’usage et d’accès à l’information, dans une société toujours plus numérisée. La dématérialisation des procédures administratives a posé des obstacles à l’obtention d’une simple pièce d’identité ou d’un passeport vaccinal aux laissés-pour-compte du numérique. En plus de ces difficultés multiples, un sentiment d’isolement, de stress et d’anxiété a largement affecté les populations. Ces symptômes de détresse psychologique, conjugués aux protocoles de distanciation sociale, ont conduit les jeunes et les adultes éprouvant des difficultés à se tourner vers des stratégies plus nocives, comme la consommation de substances psychoactives avec des drogues de moindre qualité, dans un contexte marqué par une crise des opioïdes. Face à l’intensification du sentiment de détresse vécu par les personnes marginalisées et devant l’absence ou l’inadéquation des réponses à leurs besoins, le milieu communautaire a été sursollicité. Reconnues pour leur capacité à agir dans le feu de l’action et à s’adapter à toutes les situations, les équipes en travail de rue ont redoublé d’efforts pour atteindre les personnes plus isolées et affectées par la situation. Comme les locaux de plusieurs organismes ont dû fermer leurs portes lors des premières vagues de la COVID-19 et que les milieux d’hébergement temporaire ont été vite saturés, les équipes ont eu à repenser l’organisation de leurs services pour continuer de répondre aux besoins, par exemple en allant porter des dépannages alimentaires sur le pas de la porte des personnes isolées, en les visitant à l’extérieur, en trouvant des solutions d’hébergement. Un métier relationnel exigeant, qui mérite d’être reconnu Si la pandémie a engendré de nombreux dégâts sociaux, la fragilisation d’un large pan de la société a aussi généré une part d’humanité et une plus grande sensibilité chez plusieurs citoyens envers les personnes vulnérables. À cet égard, le confinement a par exemple permis de prendre conscience du défi que pouvait représenter l’obligation de rester chez soi, quand on n’a pas de chez-soi. Conséquemment, on a pu assister à de multiples gestes de solidarité en vue de répondre aux besoins émergents des personnes marginalisées. Afin que cette bienveillance collective envers les personnes vulnérables ne soit pas seulement passagère, espérons que l’on continuera, au cours des prochaines années, de se préoccuper du sort des personnes marginalisées. Pour cela, la communauté de pratique en travail de rue promet de veiller au grain et de continuer à faire écho aux préoccupations et aux